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L’atelier philo : un lieu privilégié pour développer les compétences psychosociales

Dernière mise à jour : 20 juin



Une animatrice d'atelier philo mène un atelier avec des enfants assis en cercle. l'occasion de développer et de renforcer les CPS



Qu’on les appelle compétences psychosociales (CPS), compétences psycho émotionnelles ou soft skills, elles représentent l’espoir d’une meilleure santé globale et d’une meilleure réussite. 

Ces compétences correspondent à « la capacité d’une personne à maintenir un état de bien-être lui permettant de répondre aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne » selon Béatrice Lamboy et Elisabeth Luis dans leur rapport de santé publique France

Les CPS suscitent d’ailleurs de plus en plus l’intérêt des entreprises. 

Mais la grande avancée est que le système scolaire a enfin pris conscience de l’importance de ces compétences pour la réussite et l’épanouissement des élèves et l’apaisement du climat scolaire. Quant à la philo, on connaît les nombreux bienfaits qu’elle apporte à nos enfants. 

Et si l’atelier philo était un moyen privilégié pour travailler les compétences psychosociales ? Allons explorer ce que sont ces CPS et essayons de comprendre en quoi cette pratique de la philosophie est idéale pour les développer et les renforcer dès le plus jeune âge.



Les compétences psychosociales, un enjeu sociétal



Les CPS ont le vent en poupe depuis plusieurs années. Elles ont désormais une place de choix dans les protocoles de recrutement des entreprises. On a pris conscience qu’au-delà des connaissances et des compétences académiques, le savoir-être était essentiel pour une collaboration épanouie et efficace. Une personne qui ne communique pas bien, qui n’est pas capable de coopérer,  peine à entretenir des relations satisfaisantes avec les autres. Ce qui bien évidemment nuit au vivre ensemble, que ce soit dans le milieu scolaire ou au travail. 


Alors, pourquoi ne pas anticiper et développer ces compétences indispensables dès le plus jeune âge ?


Car avant d’être un facteur favorisant la réussite professionnelle, les CPS permettent avant tout l’épanouissement dans la vie de tous les jours. Elles sont gages d’un vivre ensemble serein et épanoui. 


Partons à la découverte de ces compétences. L’OMS les classe en 3 familles.



Les compétences cognitives



On distingue 3 sous-compétences qu’il est indispensable de développer ou de renforcer chez les enfants.



S’auto-évaluer de façon positive



C’est être capable de reconnaître ses qualités, ses compétences et ses ressources. Mais c’est aussi la capacité à porter un jugement positif sur soi, à se sentir efficace et à faire preuve de bienveillance envers sa propre personne. Ce qui est loin d’être facile, car nous sommes souvent très critiques à notre égard.


C’est aussi apprendre à accepter l’erreur, à la considérer comme une étape de l’apprentissage. Car la stigmatiser peut nous faire perdre confiance en nos capacités. Il est donc essentiel d’aider les enfants à ne plus avoir peur de se tromper.


Développer cette compétence apprend donc aux enfants à être indulgents avec eux-mêmes et à prendre conscience de leur valeur. Cela leur permettra de construire une estime personnelle solide et d’avoir une bonne confiance en eux.



Savoir résoudre des problèmes



C’est la capacité à analyser une situation problème, être capable de faire émerger différentes solutions possibles et arriver à choisir celle qui sera efficace et positive pour soi et pour les autres. 


Développer cette compétence psychosociale est essentiel, car elle permet de s’adapter à toutes les situations de la vie personnelle et professionnelle ; grâce à elle, on est en mesure d’apporter des solutions à des problématiques diverses. 


Mais cette CPS est loin d’être innée et nécessite d’être travaillée et renforcée. 


Elle fait également appel à la créativité, c’est-à-dire à cette capacité à laisser émerger des idées nouvelles sans a priori et sans se mettre de barrière. Selon Matthew Lipman, père fondateur de la philo pour enfants, c'est d’ailleurs la pensée créatrice (avec la pensée attentive) qui est l’un des piliers de la pensée critique.


L’esprit critique intervient pour que l’enfant analyse chacune des solutions imaginées et trouve la meilleure.


Par ailleurs, apprendre à résoudre des problèmes avec une attitude positive développe l’efficacité. L’enfant se sent ainsi plus compétent et augmente sa confiance en lui… et en la vie. Son bien-être et sa qualité de vie n’en sont que meilleurs !



Savoir être en pleine conscience



C’est être capable de porter volontairement son attention sur le moment présent.

L’avantage de développer cette pleine conscience est de renforcer ses capacités d’attention au monde extérieur, mais également d’être à l’écoute de ce qui se passe en nous.


Cela permet d’accueillir ce qu’il se passe sans porter de jugement, sans analyser. Cela offre également la possibilité de laisser la juste place aux émotions, de prendre la distance nécessaire pour qu’elles soient un vecteur vers lequel tendre et pas un obstacle.


Développer cette capacité est donc un moyen de ne pas se laisser submerger par ses émotions, ses besoins ou ses envies. On évite d’agir de manière automatique et impulsive.


Bien entendu, on améliore l’estime de soi en acceptant ce qu’on ressent, de bien ou de mal, c’est comme ça et c’est normal ! Pas besoin de lutter.



Les compétences émotionnelles



Comprendre ce que sont les émotions et leur rôle



Nos émotions sont des messagers. Elles nous informent sur la façon dont nous vivons une situation et nous indiquent si nos besoins sont satisfaits ou pas.


Elles nous guident et nous permettent de nous adapter à notre environnement. Elles sont même indispensables à notre survie. Ce sont elles qui déclencheront la fuite face à un danger. 


Mais savez-vous que nos émotions sont déclenchées par notre état interne et non par des événements extérieurs ? C’est en effet la satisfaction ou non de nos besoins qui est à l’origine de nos émotions. Donc si vous ressentez de la tristesse, c’est parce que votre besoin d’être écouté activement par votre moitié n’a, par exemple, pas été satisfait.



Identifier les émotions



C’est être capable de reconnaître et de nommer ses propres émotions, mais aussi celles des autres. 

Pour y parvenir, l’enfant doit les accepter et reconnaître également leur utilité. Il doit aussi posséder et maîtriser le vocabulaire adéquat. Cela fait d’ailleurs l’objet d’un apprentissage à part entière à l’école.


La capacité d’un enfant à identifier ses émotions est aussi favorisée par l’entourage. Si ses proches sont capables de percevoir, d’identifier et de nommer de façon juste ses émotions, alors l’enfant saura progressivement associer son ressenti à des mots. 

Et en retour, il apprendra à faire la même chose, c’est-à-dire à identifier les émotions de ses parents et de ses frères et sœurs, de façon naturelle. Le tout, dans un cadre bienveillant. C’est ce qu’on appelle l’empathie. C’est cette capacité notamment d’identifier les émotions d’autrui.


Reconnaître ses émotions permet également d’apprendre à les réguler et à gérer son stress. Repérer celles des autres permettra de mettre en place une communication adaptée et constructive.



Exprimer ses émotions de façon adaptée



Être capable de verbaliser ses émotions est essentiel. Cela nous empêche d’agir émotionnellement et de nous laisser emporter par la colère par exemple.


C’est pourquoi l’enfant doit apprendre à mettre en mots ses propres émotions de façon constructive et adaptée.


Non seulement cela favorise la régulation émotionnelle et la qualité relationnelle.

Mais ça permet aussi aux autres de mieux comprendre ce que nous ressentons. 


Exprimer ses émotions, à l’oral ou à l’écrit d’ailleurs, améliore notre bien-être et nos relations aux autres. C’est aussi parfois, ne l’oublions pas, la 1re étape vers la résolution d’un conflit.



Réguler ses émotions



Savoir maintenir un équilibre émotionnel entre ce qui est agréable et ce qui est désagréable rend l’enfant capable de modifier l’intensité et les conséquences de ses émotions.


L’enfant va comprendre petit à petit que vouloir repousser les émotions difficiles est une erreur, car il se prive de l’information qu’elles véhiculent. 

Ne pas accueillir ses émotions nuit à notre équilibre et réduit notre capacité à agir de façon constructive. 

En plus, ces émotions difficiles ont alors tendance à s’amplifier et à trouver d’autres moyens de s’exprimer, par le corps notamment.


La compétence de régulation des émotions permet d’être bien avec soi et avec les autres ce qui a un impact essentiel dans notre vie. Elle est donc essentielle pour construire des relations harmonieuses avec ses proches, à l’école ou au travail.



Gérer son stress



Rappelons d’abord ce qu’est le stress. C’est un ensemble de : 

  • réactions corporelles : tension, agitation, nervosité, etc.

  • réactions psychologiques : émotions d’anxiété, de peur, pensées agitées, etc. 


Cette compétence est donc indispensable pour vivre sereinement tant au niveau personnel que professionnel.


Notez d’ailleurs qu’elle est fortement liée à la compétence de régulation des émotions. 

Ces deux compétences sont essentielles pour préserver son état de santé, d’épanouissement et les relations harmonieuses avec les autres. Un stress non régulé peut nuire aux rapports avec notre entourage et instaurer un cercle vicieux, car il nous empêche de mettre fin aux situations elles-mêmes qui génèrent du stress.



 



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Les compétences sociales



Développer des relations saines



Cette compétence socio comportementale permet à l’enfant de rentrer en relation et d’interagir de façon positive. Et bien sûr, de développer un lien positif avec ses pairs. Autant dire que la maîtriser est très important pour un enfant à l’école.


Elle est à l’origine de l’acquisition de nombreuses autres compétences tout aussi indispensables :


  • se présenter ;

  • dialoguer; 

  •  tenir une conversation dans un groupe ;

  • développer une amitié véritable ; 

  • reconnaître ses qualités et celles des autres ;

  • accepter les différences et nouer des relations avec des personnes différentes de nous.


Ces compétences ne sont pas spontanées ! Elles nécessitent d’être apprises, développées et renforcées. D’autant qu’elles sont déterminantes dans la socialisation des enfants et dans leurs relations avec leurs pairs.


Et à l’heure où les problèmes de harcèlement scolaire ne cessent d’envahir les établissements, on voit clairement l’importance de cette compétence pour être en mesure de développer des relations positives.


C’est un cercle vertueux qu’il est donc indispensable de mettre en place : un enfant qui agit positivement avec les autres reçoit des retours positifs à son tour, ce qui l’incite à continuer.


L’enfant sera intégré au groupe et les relations dans la classe ainsi que dans l’école seront bien plus bienveillantes. 


Grâce au développement de cette compétence psychosociale, l’enfant devient capable d’avoir un comportement qui fait preuve de respect et de compréhension.



Communiquer positivement



La communication positive ne fait pas encore beaucoup d’adeptes. L’humain a tendance à se focaliser sur les aspects négatifs qui le dérangent ; il s’agace vite, il élève la voix facilement, il menace ou il a des mots durs.


Communiquer sainement, c’est au contraire se comporter de façon bienveillante, du mieux qu’on peut, même dans des situations difficiles.


En développant cette compétence, l’enfant prend peu à peu conscience de certaines habitudes qui font obstacle à une bonne communication et déploie d’autres interactions plus favorables à l’échange et aux relations harmonieuses.


Petit à petit, il change ses paroles, se concentre sur le positif et emploie davantage de phrases constructives.


Par ailleurs, communiquer positivement c’est aussi communiquer avec empathie. Elle est une solution pour éviter de créer au quotidien des relations tendues qui ne sont ni propices au bien-être des enfants ni à leurs apprentissages. 

Elle évite le rejet, l’hostilité et l’indifférence et œuvre donc pour un climat scolaire apaisé.

Rappelons que si les enfants se sentent respectés et apaisés, la confiance peut s’installer, ce qui favorise l’estime de soi, le bien-être et la réussite.



S’affirmer sans craindre les autres



En voilà une capacité qu’il est difficile de développer. Le regard de l’autre est prégnant, et ce dès l’école élémentaire. La peur de la moquerie, du rejet par le groupe dicte souvent les comportements des enfants et des adolescents. 


Pourtant l’enfant gagnerait à être capable d’exprimer ses besoins, ses émotions, ses idées et ses droits de façon appropriée. Une façon de se respecter tout en respectant l’autre.

L’enfant qui grandit dans la crainte du regard de ses semblables s’expose à deux risques : 


–la mise en retrait : il n’ose pas exprimer ses ressentis, ses besoins, ses pensées et ses émotions. Il se soumet facilement à la volonté des autres et s’efface socialement.


–l’agressivité : il s’exprime avec une force physique et/ou psychologique. L’hostilité et la violence accompagnent l’expression de ses besoins, opinions et émotions.



S’affirmer de manière adaptée lui permet d’être et d’agir en adéquation avec ce qu’il est. Cela augmente sa capacité à agir et donc son efficacité personnelle. Mais cela renforce aussi son estime personnelle et son bien-être.



 


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L’atelier philo : un excellent moyen pour développer les compétences psychosociales



Nous pouvons dire que la philosophie est un outil pour réfléchir et améliorer sa vie. La pratique de l’atelier philo avec des enfants rend cette discipline vivante grâce à l’interaction entre les idées des participants. 

Mais pour qu’elle puisse mener la communauté de recherche à penser, il est essentiel de manier certaines compétences qui seront développées et renforcées avec l’entraînement. Vous l’aurez deviné, nous parlons ici des compétences psychosociales.



L’importance du groupe



Nombre de CPS sont indispensables pour vivre de bonnes relations aux autres. Quoi de mieux que l’espace de l’atelier philo pour les développer ? Cette pratique a un double intérêt : — apprendre aux enfants à penser par eux-mêmes ;

-les amener à interagir avec leurs pairs dans un cadre respectueux, signe d’un vivre ensemble apaisé.


Rappelons d’ailleurs que la mise en place de règles est essentielle pour offrir un espace sécurisé et une source de progression à chaque participant.


Grâce à un questionnement efficace, l’animateur de l’atelier philo peut favoriser les interactions constructives. Cela apprend aux enfants à dialoguer en prenant en compte les propos des autres. Et apprendre à dialoguer, c’est devenir citoyen.


Il faut apprendre à penser par soi-même, mais aussi à penser ensemble. L’objectif de l’atelier n’étant pas que chacun dise ce qu’il pense et que cela ne s’arrête là. Trop souvent un enfant intervient pour s’exprimer et une fois qu’il a terminé, il cesse d’écouter.



Pour développer l’écoute active



Participer à un atelier philo, consiste à s’exprimer, mais aussi et surtout à écouter. Je dirais même plus, écouter activement. 

Et à votre avis, quelle est la compétence psychosociale indispensable qui se développe quand on apprend à écouter les autres ? L’empathie bien sûr ! 


Une autre compétence psychosociale qu’il est indispensable de développer chez les enfants pour qu’ils puissent évoluer en bonne intelligence dans la société, que ce soit dans la sphère personnelle, scolaire puis professionnelle.


Là où l’humain a toujours tendance à attendre avec impatience son tour pour parler, prêt à interrompre son interlocuteur pour distiller son point de vue, l’atelier philo peut être une bonne pratique pour lutter contre cette « mauvaise » habitude. 


Apprendre à écouter véritablement signifie avoir une réelle intention de comprendre ce que dit l’autre. Cela permet d’éviter de générer des tensions inutiles en cherchant absolument à répondre ou à donner son avis sans manifester de réel intérêt pour l’autre.


Laisser notre locuteur s’exprimer jusqu’au bout permet de mieux le comprendre et de favoriser une écoute constructive et efficace.


Saviez-vous que d’écouter activement l’autre permet non seulement de mieux le comprendre, mais aussi de mieux se comprendre soi ? 

D’ailleurs, pour y parvenir, il faut être capable de faire appel à une autre CPS : savoir être en pleine conscience. Pour être à l’écoute des autres, mais aussi, à l’écoute de ce qu’il se passe en nous.


Prendre du recul sur nos propres idées nous permet donc de les analyser et de les comprendre de manière plus objective. L’écoute active des autres peut nous aider à évaluer nos propres pensées avec un esprit ouvert. Voilà ce qu’est la pensée réflexive, autre compétence psychosociale indispensable à développer pour toujours mieux comprendre son environnement et de mieux s’y adapter.


👉Vous aimerez sûrement l’article sur  l’écoute active.



Pour s’entraîner à la prise de parole devant les autres



La pratique de l’atelier philosophique favorise le détachement du regard de l’autre : avoir la chance de s’exprimer au sein d’un groupe respectueux, permet de prendre confiance en soi et d’oser exprimer ses idées et ses ressentis sans craindre d’être jugé.


D’ailleurs, une règle est essentielle et sacrée pour le bon déroulement d’un atelier philosophique : la moquerie est interdite. 


Les règles doivent être co-écrites avec les enfants et clairement posées dès le début. Quoi de mieux qu’un cadre clair et rassurant pour développer la confiance et la coopération au sein du groupe, et pour améliorer la qualité des relations entre individus ?


L’atelier philo permet aussi d’encourager les enfants à instaurer le « contact visuel ». Cela permet de créer un sentiment de respect visuel et d’empathie. Qu’ils se regardent lorsqu’ils communiquent, est une façon de manifester leur écoute active et leur considération pour ce qui est en train d’être énoncé. 

N’oublions pas que s’affirmer et s’exprimer sans craindre le regard des autres est une compétence sociale que les enfants doivent cultiver pour être sereins. Il est tellement important d’avoir le courage d’être soi-même.


La pratique de la philo en atelier est donc un bon moyen pour apprendre à s’exprimer face à un groupe en développant la confiance et la coopération et pour améliorer la qualité des relations entre individus !



Développer et renforcer la pensée réflexive



Le rôle de l’animateur lors d’un atelier philo est de questionner. Il n’est pas là pour transmettre sa façon de voir les choses, surtout pas ! Il doit encourager la réflexion tout en posant des questions dont, de toute façon, personne n’a vraiment la réponse. 

La philosophie va remettre en question les évidences et les conventions et encourager ainsi la réflexion critique des enfants.


Quand l’enfant a compris qu’il n’y a pas de réponse correcte à donner, il cesse de chercher l’approbation de l’adulte, se libère de cette pression et peut enfin libérer sa pensée critique. 


Il va comprendre la nécessité de structurer sa réflexion. 

L’animateur va pour l’y inciter, utiliser certaines questions peuvent être des points de départ méthodiques. L’objectif étant de passer de l’exemple à une réflexion plus générale. 


L’atelier philo sera un moyen efficace pour renforcer cette compétence psychosociale essentielle qui est de s’entraîner à résoudre des problèmes et à rechercher différentes solutions en émettant des hypothèses à explorer. 



Augmenter la confiance en soi



Pour parvenir à faire usage de la pensée critique, les enfants vont devoir sortir de leur rôle d’élève et accepter qu’il y ait plusieurs réponses possibles. 


Ils vont comprendre qu’ils ont le droit de changer d’avis à la lumière des idées des autres. 

Ils vont également développer lors des ateliers philo, leur capacité à s’auto-corriger afin de modifier le rapport à l'erreur, le dédramatiser.


Même s’il n’y a pas d’”évaluation notée” comme à l’école, l’adulte évalue les compétences de l’enfant pour l’aider à progresser. De manière générale, il n’attend rien de précis et de juste. Il est curieux de prendre connaissance de façon sincère, les idées et réponses de l’enfant. 

D’ailleurs, le dire explicitement permet d’offrir un cadre bienveillant et sans jugement à l’élève : il peut alors s’y sentir en confiance et ose s’exprimer librement. Petit à petit, au fur et à mesure de la pratique, il s’affranchit du regard de l’adulte et de celui de ses pairs. 


Rien de mieux pour renforcer son estime personnelle et développer la confiance en soi : notre parole est écoutée et valorisée. Ce que je dis est respecté. Je sais que j’ai de la valeur. 


Quand les enfants sont capables de réguler leurs émotions et de développer des relations positives avec leurs pairs, ils acceptent sans problème les points de vue différents des leurs, sans jugement. Cette bienveillance contribue au bien-être au sein du groupe, ce qui permet à chacun d’être à l’aise et de s’exprimer librement. La communication positive se consolide au fur et à mesure de la pratique de l’atelier philo.





Le développement des compétences psychosociales représente un outil puissant pour amener nos jeunes sur le chemin de l’épanouissement personnel, mais aussi au sein d’un groupe et à plus grande échelle, de la société.

L’atelier philosophique, par son fonctionnement et son exigence, est l’endroit idéal pour que les enfants développent et renforcent leurs CPS.


Cette pratique au sein d’un groupe permet d’y instaurer des relations bienveillantes et positives utiles pour permettre à chacun de penser et s’exprimer librement sans craindre le regard de l’autre.


L’ensemble des structures qui accueillent des enfants auraient tout à gagner en développant la pratique de la philosophie pour contribuer au mieux vivre ensemble ce qui participerait à une société apaisée.


Mais soulignons que pour que l’atelier philo soit efficace, il est indispensable que les animateurs soient formés aux bonnes pratiques. Être animateur ne s’improvise pas !


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